Description
REL 751 – École de politique appliquée, Université de Sherbrooke
À l’aube d’un monde aux contours incertains : Crise du multilatéralisme et impacts de la pandémie sur la transition énergétique
La crise de la COVID-19 est un choc violent porté à un système socio-économique mondial déjà en transition vers la carboneutralité, sous l’égide de l’Accord de Paris sur le climat de 2015. Un coup d’arrêt a été donné à la mondialisation, à la libre circulation des biens et services et au fonctionnement du libre marché, alors que le multilatéralisme vit une crise sans précédent. Les pratiques de production et de consommation ont été profondément modifiées – du moins à court terme – dans un contexte de mise sur pause des impératifs de croissance économiques. De plus, le régime climatique mondial a aussi été mis sur « pause », la COP26 ayant été reportée d’un an. Du point de vue de l’action et de la recherche sur la transition énergétique et écologique, il est pour le moment difficile d’imaginer quels seront les contours d’un monde post-pandémie, et notamment quelle « nouvelle normale » en émergera.
Ce séminaire s’adresse aux étudiant.es aux cycles supérieurs intéressé.es par les questions de transition écologiques et énergétiques et qui souhaitent réfléchir aux impacts de la pandémie sur les politiques et les actions en cours pour contrer les changements climatiques. Après avoir étudié le régime climatique international ayant vu le jour à travers l’Accord de Paris, les étudiant.es analyseront, en temps réel, l’évolution des connaissances quant aux impacts de la pandémie et de ses suites sur la transition écologique et énergétique en cours, et notamment sur la montée des énergies renouvelables, l’évolution de l’opinion publique, la détérioration de l’environnement d’affaire des industries fossiles, la mise en place de grandes politiques publiques (et notamment des plans de relance), l’évolution du multilatéralisme, de même que sur les tendances de consommation et de production.
Un séminaire pour comprendre le monde que l’on quitte, afin de mieux appréhender celui dans lequel nous entrons, à travers le prisme de la transition écologique et énergétique.